Le Lhivic a organisé le colloque “Si la photo est bonne. Le rôle des industries culturelles dans la construction de l’imaginaire” (direction André Gunthert) du 20 au 22 octobre 2011, en partenariat avec le colloque “Visual Studies/Etudes visuelles: un champ en questions”, organisé par le Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (direction: François Brunet, université Paris Diderot) à l’auditorium de l’INHA et à l’UFR d’Etudes anglophones.

Argument. Fortement structurées autour des formes culturelles, les sociétés développées ont délégué l’essentiel de leur gestion au secteur des industries du divertissement, également appelées industries médiatiques ou culturelles. Souvent comprise comme la médiation d’une production élaborée par des instances légitimes (pouvoir politique, sciences, arts…), cette activité éditoriale n’en présente pas moins des fonctionnements largement autonomes. Quels mécanismes président à l’élaboration et à la circulation de ce que Roland Barthes dénommait les “mythes” de la “culture de masse”? Quelle est la part de ces représentations dans l’imaginaire contemporain? Quels modèles sont imposés par les médias dominants? Quelle compréhension avons-nous du rôle joué par l’industrie dans l’élaboration des pratiques culturelles? Ce colloque se donne pour objet l’exploration des modalités et des paradoxes de la construction de la culture dite populaire, entre hypervisibilité et déni.

Textes et enregistrements des interventions sont mis en ligne sur le site “Si la photo est bonne“.