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Ouvrages

  • L’Art de la photographie, avec Michel Poivert (dir.), Paris, éditions Citadelles-Mazenod, 2007.
  • La Fabrique des images contemporaines, avec Christian Delage et Vincent Guigueno, Paris, éditions du Cercle d’art, 2007.
  • Die Eroberung der Bilder. Photographie in Buch und Presse, 1816-1914, avec Charles Grivel et Bernd Stiegler (dir.), Munich, Fink Verlag, 2003.
  • Voir, ne pas voir la guerre. Histoire des représentations photographiques de la guerre, 1850-2000 (cat. exp.), avec Robert Franck et Laurent Gervereau (dir.), Paris, BDIC/Somogy, 2001.
  • Albert Londe, Paris, éd. Nathan (coll. Photo poche), 1999.
  • La Révolution de la photographie instantanée, 1880-1900 (catalogue d’exposition), avec Sylvie Aubenas, Paris, Bibliothèque nationale de France, 1996.
  • L’Instant rêvé, Albert Londe (préface de Louis Marin), avec Denis Bernard, Nîmes, Éd. Jacqueline Chambon, 1993.
  • Le Voyage du Théâtre national de Strasbourg, 1975-1983, Paris, Solin, 1983.

Revues scientifiques

  • Études photographiques, revue semestrielle, 21 volumes parus depuis 1996.
  • Vingtième Siècle, n° 72, numéro spécial “Image et histoire“, avec Laurence Bertrand-Dorléac et Christian Delage, octobre-décembre 2001.

Thèse

Articles longs

Articles courts

  • La retouche, une affaire de morale“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 18-27 mars 2008.
  • La transparence voilée, ou la couleur du temps qui passe“, Lettre du séminaire Arts & Sociétés, n° 18, décembre 2007.
  • Images sans paroles: les nouvelles oeuvres du web“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 25 novembre 2007.
  • Un marché virtuel? Une nouvelle économie de la valeur des images“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 6 juillet 2007.
  • Petite géographie des vidéos de campagne“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 10 avril 2007.
  • Le droit aux images à l’ère de la publication électronique“, avec D. Rykner, J.-B. Soufron, G. Careri, C. Welger-Barboza, Etudes photographiques, n° 19, décembre 2006, p. 153-159.
  • La vidéo d’Angers: un tournant de la culture médiatique française“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 19 novembre 2006.
  • La force de l’évidence. Du style des photographies d’actualité“, exposition “AFP, 1944-2004″, site de la Bibliothèque nationale de France, novembre 2004.
  • “Photography, Laboratory of a History of Modernity”, in Joan Fontcuberta (dir.), Photography, Crisis of History, Actar, Barcelone, 2004, p. 224-235.
  • “La photographie des vagues : une esthétique manquée ?” Vagues. Autour des Paysages de mer de Gustave Courbet (cat. exp.), Paris, Somogy, 2004, p. 52-55.
  • Le piège de l’implicite. La gestion télévisuelle des résultats du premier tour de l’élection présidentielle“, avec Christian Delage, in Vincent Duclert et al. (dir.), Il s’est passé quelque chose… Le 21 avril 2002, Paris, Denoël, 2003, p. 42-49.
  • “Ein kleiner Strohhalm oder die Geburt des Photographischen”, Störzeichen. Das Bild angesichts des Realen (actes colloque), Weimar, VDG, 2003, p. 15-22.
  • “La photographie, ou l’accès de l’industrie au pittoresque”, Les Images de l’industrie de 1850 à nos jours (actes colloque), Paris, CHEFF/Imprimerie nationale, 2002, p. 42-47.
  • “La réception française de l’œuvre de W. H. F. Talbot”, History of Photography, vol. 26, n° 2, été 2002, p. 119-123.
  • “Photogénie du désastre”, Art-Press, n° 273, novembre 2001, p. 24-28.
  • “La bonne et la mauvaise image. La question de l’authenticité et la photographie”, Reproductibilité et Irreproductibilité de l’oeuvre d’art, Paris, La Lettre volée, 2001, p. 82-88.
  • “W. H. F. Talbot, précurseur de toutes les images”, Pour Voir, n° 4, septembre 2000, p. 48-51.
  • “Un laboratoire de la communication de masse. Le spectacle du sport et l’illustration photographique”, in Laurent Véray, Pierre Simonet (dir.), Montrer le sport. Photographie, cinéma, télévision (actes colloque), Cahiers de l’INSEP, 2000, p. 29-35.
  • “Étienne-Jules Marey. Étude aérodynamique sur les courants de fumée”, Beaux-Arts, n° 189, février 2000, p. 102-103.
  • “Vitesse de la photographie”, in Jean-Pierre Criqui (dir.), Le Temps, vite! (cat. exp.), Paris, Centre Georges Pompidou, 2000, p. 13-15.
  • “Albert Londe. Experimental and Versatile Photographer”, Huis Marseille, Stichting voor fotografie (cat. exp.), Amsterdam, 1999, p. 11-49.
  • “Le rhinocéros de Gombrich ou l’éducation de l’œil”, Peut-on apprendre à voir? (actes colloque), L’Image/ENSBA, 1999, p. 290-293.
  • “Note sur le portrait de M. Huet”, avec J. Roquencourt, Études photographiques, n° 6, mai 1999, p. 138-143.
  • “Le mur des visages du Washington Mall”, Vingtième Siècle, n° 51, juillet-septembre 1996, p. 152-154.
  • “La question du visage”, Traverses, n° 5, printemps 1993, p. 106-110.
  • “Guerre du Golfe : la représentation en crise”, Vingtième Siècle, n° 32, octobre-décembre 1991, p.83-85.
  • “Les fins de la mise en scène”, Alternatives théâtrales, n° 38, juin 1991, p. 76-77.
  • “Le portrait virtuel. De la photographie en publicité” (actes colloque), La Recherche photographique, n° 7, 1989, p. 56-59.
  • “À la recherche de la spécificité dramatique”, Théâtre/Public, n° 80, 1988, p. 66-71.
  • “Les représentations politiques”, Politis, n° 12, 7 avril 1988, p. 39-42.
  • “La fiction absolutiste à l’ère moderne”, Journal de Louis II, n° spécial de L’Éclat du jour, été 1987, n° 5, p. 166-177.
  • “Joseph Beuys, l’art-politique”, Artstudio, n° 4, printemps 1987, p. 104-111.
  • “Allemagne fédérale, 8 mai 1985″ [avec Etienne François], Vingtième Siècle, n° 9, janvier-mars 1986, p. 116-118.

Comptes rendus, notes de lecture

  • Vacillements de la preuve par l’image“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 16 avril 2008.
  • Derrière Simone de Beauvoir“, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 27 janvier 2008.
  • Boleslas Matuszewski, Ecrits cinématographiques“, Etudes photographiques, n° 21, décembre 2007, p. 161-162.
  • L’affaire Guy-Môquet ou les apprentis-sorciers de l’histoire“, Betapolitique, 28 octobre 2007.
  • “Le droit aux images et la publication scientifique”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 24 juin 2007.
  • “Le portrait du président”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 23 mai 2007.
  • “Eric de Chassey, Platitudes. Une histoire de la photographie plate, Gallimard, 2006″, Critique d’art, n° 29, printemps 2007, p. 29.
  • “Tous photographes, anthologie des nouveaux usages de la photographie”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 16 mai 2007.
  • “Le débat sous l’oeil de la Netscouade”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 3 mai 2007.
  • “Les vidéos de Dailymotion, un système d’information parallèle”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 5 février 2007.
  • “Le Politic’Show, laboratoire de la télévision de demain”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 22 janvier 2007.
  • “La photo numérique en 2006. Le retour de la beauté”, ViteVu, 29 décembre 2006.
  • “Où en est l’édition électronique française en SHS?”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 16 octobre 2006.
  • “L’Affaire Adnan Hajj, première manipulation emblématique de l’ère numérique”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 8 août 2006.
  • “R. Giles, How to use Flickr”,Etudes photographiques, n° 18, mai 2006, p. 168-170.
  • “Exposition ‘Modernism: Designing a new world’ au V&A”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 13 avril 2006.
  • “Occupation de l’EHESS”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 22 mars-7 avril 2006.
  • “Abou Ghraib: deux ans après, les originaux”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 16 février 2006.
  • “L’inventaire Potonniée, ou les débuts de l’histoire de la photographie française”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 3 janvier 2006.
  • “Du bist Deutschland: guerre des blogs ou critique citoyenne?”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 12 décembre 2005.
  • “Manuel Bonnet, Jean-Louis Marignier, Niépce, correspondance et papiers, Maison Nicéphore Niépce, 2003″, Études photographiques, n° 15, novembre 2004, p. 135-137.
  • “Le retour des utopies”, Le Photographe, n° 1623, novembre 2004, p. 22-25.
  • “L’école française et le daguerréotype”, Études photographiques, n° 14, janvier 2004, p. 122-129.
  • “François Brunet, La Naissance de l’idée de photographie, Puf, 2000″, Annales HSS, 58e année, n° 4, juillet-août 2003, p. 923-924.
  • “August Sander, Hommes du XXe siècle, La Martinière, 2002″, Critique d’art, n° 20, automne 2002, p. 69.
  • “Bodo von Dewitz, Karin Schuller-Procopovici (dir.), David O. Hill & Robert Adamson. Von den Anfängen der künstlerischen Photographie im 19. Jh, Göttingen, Steidl, 2000″, Études photographiques, n° 11, mai 2002, p. 158-159.
  • “Mémoire des camps. L’histoire et la photographie”, Art-Press, n° 265, février 2001, p. 12-15.
  • “L’invisible de la photographie”, Beaux-Arts, n° 195, août 2000, p. 84-89.
  • “Sur la crise de l’art” (Yves Michaud, La Crise de l’art contemporain, Puf, 1997, et alii), Vingtième Siècle, n° 58, avril 1998, p. 177-178.
  • “Photographie et modernité” (Olivier Lugon, La photographie en Allemagne, J. Chambon, 1997), Critique d’art, n° 11, mars 1998, 13-16.
  • “Le paradoxe des jumeaux” (Béatrice Picon-Vallin, Le Film de théâtre, éd. du CNRS, 1997), Comédie-Française/Les Cahiers, n° 25, janvier 1998, p. 148-151.
  • “Walter Benjamin, Sur l’art et la photographie (textes traduits par C. Jouanlanne et M. B. de Launay, présentation de C. Jouanlanne), Carré, 1997″, Études photographiques, n° 3, novembre 1997, p. 142.
  • “Georges Didi-Huberman, “La ressemblance par contact. Archéologie, anachronisme et modernité de l’empreinte”, in G. Didi-Huberman (dir.), L’Empreinte, Paris, Centre Georges Pompidou, 1997″, Études photographiques, n° 3, novembre 1997, p. 143-144.
  • “L’économie de la pensée” (Vilém Flusser, Pour une philosophie de la photographie, Circé, 1996), La Recherche photographique, n° 20, printemps 1997, p. 10-13.
  • “Régis Durand, Le Temps de l’image, La Différence, 1995″, Études photographiques, n° 1, novembre 1996, p. 132.
  • “Columbo et les surhommes” (Umberto Eco, De Superman au surhomme, Grasset, 1993), Traverses, n° 8, hiver 1993, p. 118-119.
  • “Penser l’écologie” (Jean-Paul Deléage, Histoire de l’écologie, La Découverte, 1991, et alii), Traverses, n° 7, automne 1993, p. 110-113.
  • “Berlin, une archive pour demain” (Berlin. De la réunification à l’unité, film de Christian Delage et Nicole Bary, 1992), Vingtième Siècle, n° 39, juillet-septembre 1993, p. 105-107.
  • “La tête coupée” (Louis Marin, Des pouvoirs de l’image, Seuil, 1993), Comédie-Française/Les Cahiers, n° 7, printemps 1993, p. 125-126.
  • “Valère Novarina, Le Discours aux Animaux”, avec Jean-Loup Rivière, Encyclopædia Universalis, Universalia, 1987, p. 471-472.
  • “Philippe Lacoue-Labarthe, François Martin, Retrait de l’artiste en deux personnes, Mem/Arte Facts, 1985″, Revue d’esthétique, n° 11, octobre 1986, p. 179-180.
  • “Hitler, le Führer et le peuple” (J.-P. Stern, Hitler, le Führer et le peuple, Flammarion, 1985), Vingtième Siècle, n° 9, janvier-mars 1986, p. 141-142.

Préfaces, introductions, éditoriaux

  • “Introduction”, avec M. Poivert, L’Art de la photographie, Paris, Citadelles-Mazenod, 2007, p. 64-101.
  • “Les images publiques ont une histoire”, avec. T. Gervais, Études photographiques, n° 20, juin 2007, p. 2-3.
  • “La nouvelle machine à gagner de la droite”, Betapolitique, 8 mai 2007.
  • “Une nouvelle intelligence de l’image”, Études photographiques, n° 19, décembre 2006, p. 2-3.
  • “Etudes photographiques renonce à l’édition en ligne”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 30 juin 2006.
  • “No Comment”, Études photographiques, n° 18, mai 2006, p. 2-3.
  • “Les études visuelles à la casse ?”, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 15 mars 2006.
  • “Le droit d’auteur illustré”, Études photographiques, n° 17, novembre 2005, p. 2-3.
  • “Introduction”, avec Q. Bajac, D. de Font-Réaulx, M. Poivert, Études photographiques, n° 16 (actes coll. “Photographie : les nouveaux enjeux de l’histoire”), mai 2005, p. 4-5.
  • “La punition des revues”, Études photographiques, n° 15, novembre 2004, p. 2-3.
  • “Le coût de la gratuité”, Études photographiques, n° 14, janvier 2004, p. 2-3.
  • “L’affaire Tournesol”, Études photographiques, n° 13, mai 2003, p. 2-5.
  • “L’alchimie de l’âge d’or”, Études photographiques, n° 12, novembre 2002, p. 2-3.
  • “Omission impossible”, Études photographiques, n° 11, mai 2002, p. 2-3.
  • “Laboratoire du photographique”, avec Michel Poivert, Études photographiques, n° 10, novembre 2001, p. 2-7.
  • “Présentation”, avec Laurence Bertrand-Dorléac et Christian Delage, Vingtième Siècle, n° 72 (numéro spécial : “Image et histoire”), octobre-décembre 2001, p. 3-4.
  • “La recherche s’expose”, Études photographiques, n° 9, mai 2001, p. 2-3.
  • “Le grand écart”, Études photographiques, n° 8, novembre 2000, p. 2-3.
  • “Le patrimoine photographique parisien ou la stratégie du réseau”, Collections parisiennes. Bulletin des conservateurs et des personnels scientifiques de la Ville de Paris, n° 5, octobre 2000, p. 4-8.
  • “Une langue commune. Photographie au Bauhaus”, Les étudiants du Bauhaus (catalogue d’exposition), Centre de photographie de Lectoure, 2000, n. p.
  • “Les sentiers qui bifurquent”, Études photographiques, n° 7, mai 2000, p. 2-3.
  • “La photographie, laboratoire du visible”, Vive les modernités (catalogue d’exposition), Arles, Actes Sud, 1999, p. 31-34.
  • “Sidérations inactuelles”, Études photographiques, n° 6, mai 1999, p. 2-3.
  • “Le prix de la photographie”, Études photographiques, n° 5, novembre 1998, p. 2-3.
  • “Sous l’histoire, la photographie”, Études photographiques, n° 4, mai 1998, p. 2-3.
  • “Au doigt ou à l’oeil”, Études photographiques, n° 3, novembre 1997, p. 2-3.
  • “Du contemporain”, Études photographiques, n° 2, mai 1997, p. 2-3.
  • “Éditorial”, Études photographiques, n° 1, novembre 1996, p. 2-3.
  • “La figure absente” (postface), in Normand de Bellefeuille, Alain Laframboise, Notte Oscura, Québec, éd. du Noroît, 1993, p. 99-102.

Traductions, éditions critiques

  • Herbert Molderings, “L’esprit du constructivisme. Remarques sur la ‘Petite histoire de la photographie’ de Walter Benjamin’”, Études photographiques, n° 18, mai 2006, p. 26-51.
  • Helmut Gernsheim, “La première photographie au monde” (trad. de l’anglais par Irène Gernsheim, édition critique), Études photographiques, n° 3, novembre 1997, p. 6-25.
  • Walter Benjamin, “Petite histoire de la photographie” (trad. de l’allemand, édition critique), Études photographiques, n° 1, novembre 1996, p. 6-39 (édition revue, 1998, tiré à part).
  • Herbert Molderings, Umbo (trad. de l’allemand), CNP, coll. Photo poche, 1996.
  • Ödön von Horvàth, Le Congrès (trad. de l’allemand), in Théâtre complet, vol. 2, Paris, L’Arche, 1994.

Entretiens

  • Entretien avec Elodie Barety pour “La Campagne du net”, documentaire de Frédéric Biamonti et Alexandre Hallier, coproduction Arte France/La Générale de production, diffusé le 8 mai 2007 sur Arte.
  • “J’expérimente par immersion” (propos recueillis par Corinne Welger-Barboza), Observatoire critique des ressources numériques en histoire de l’art et archéologie, 9 décembre 2006.
  • “Mit dem auge der Geschichte auf die neuen digitalen Bildmedien” (propos recueillis par Inga Schneider), Photonews, vol. XVIII, n° 6, juin 2006, p. 6-7.
  • “Flickr, l’une des choses les plus importantes qui soit arrivée à la photographie” (propos recueillis par Hubert Guillaud), InternetActu, 8 juin 2006.

Direction, organisation de colloques et de cycles de conférences

  • Direction, avec Thierry Gervais, du colloque La trame des images. Histoires de l’illustration photographique, EHESS, octobre 2006.
  • Direction, avec Quentin Bajac, Dominique de Font-Réaulx et Michel Poivert, du colloque Photographie, les nouveaux enjeux de l’histoire, musée d’Orsay, novembre 2003.
  • Membre du comité scientifique des journées d’études La reconnaissance culturelle de la photographie, 1970-2003, EHESS, octobre 2003.
  • Direction, avec Michel Poivert, du cycle de conférences “Études photographiques”, Société française de photographie/Paris I, Maison européenne de la photographie, 1997-2002.
  • Direction, avec Lorenz Engell et Charles Grivel, du colloque Störzeichen, das Bild angesichts des Realen, Bauhaus-Universität Weimar, octobre 2001.
  • Direction, avec Charles Grivel, du cycle de conférences “Fotografische Forschungen”, Université de Mannheim, 1999-2000.
  • Direction du colloque La photographie, un modèle pour la modernité, Rencontres internationales de la photographie, Arles, juillet 1999.
  • Membre du comité scientifique du colloque L’album photographique. Histoire et conservation d’un objet, SFIIC, Muséum d’histoire naturelle, novembre 1998.

Communications scientifiques

  • “Why is Flickr (not) an archive ?”, communication dans le cadre de la rencontre “Extreme Collecting. Scale, Size and the Ephemeral”, University College London, British Museum, Londres, février 2008.
  • “L’image au lieu du langage. Communiquer en régime numérique”, communication dans le cadre du cycle “Sociologie(s) visuelle(s)”, université de Bordeaux II, février 2008.
  • French Visual Studies, or the Authorized Scholarship“, communication dans le cadre du colloque “Scholarly Publishing and Fair use”, Max Planck Institut, Berlin, janvier 2008.
  • “La transparence voilée, ou la couleur du temps qui passe”, communication dans le cadre du séminaire “Arts & Sociétés” dirigé par Laurence Bertrand-Dorléac, Sciences Po, Paris, décembre 2007.
  • “L’image partagée. Usages sociaux de la photographie sur internet”, intervention dans le cadre du colloque “Enjeux de la photographie à l’heure d’internet”, Gens d’images, Paris, Maison européenne de la photographie, décembre 2007.
  • Internet et les images. Déplacements de terrain“, communication dans le cadre des Débats de l’EHESS: Actualités du terrain, EHESS, Paris, octobre 2007.
  • “Un marché virtuel? Une nouvelle économie de la valeur des images”, communication dans le cadre du colloque Enjeux et mutations du marché de la photographie, Rencontres d’Arles, juillet 2007.
  • “The Invisible Album of the Société héliographique, or the Way to Turn Photography into Art”, communication dans le cadre du colloque Art and the Early Photographic Album, National Gallery of Art, Washington, mars 2007.
  • “Comment faire de la photographie un art? Le programme de la Société héliographique”, communication dans le cadre des journées d’études Qu’est-ce que l’artification ?, BNF, Paris, décembre 2006.
  • “Eyes of the World. Internet et les nouvelles conditions de l’illustration”, communication dans le cadre du colloque La trame des images. Histoires de l’illustration photographique, EHESS, Paris, octobre 2006.
  • “Au miroir de la photographie. Archive, portrait, modèle”, communication dans le cadre de la journée d’études Objets d’archive: le modèle, INHA, Paris, octobre 2006.
  • “De l’index en régime numérique”, communication dans le cadre du colloque Sémiotique et photographie, Centro internazionale di semiotica e linguistica, Urbino, juillet 2006.
  • “L’histoire au présent. Walter Benjamin et la photographie”, communication dans le cadre du colloque Dyschronies de l’image, université McGill, Montréal, mai 2006.
  • “L’héroïsme du pauvre. La photographie et l’invention des nouveaux récits du quotidien”, communication dans le cadre du colloque Heroism and Reportage, Courtauld Institute of Art, Londres, avril 2006.
  • “Photographier l’invisible. Gustave Le Bon et la nouvelle physique, 1896-1906″, conférence dans le cadre du séminaire: “Photographie: image ou reproduction?” dirigé par Herbert Molderings, Centre Allemand d’histoire de l’art, mars 2006.
  • “Les photos nous manquent. Nouveaux usages de la photographie en régime numérique, questions de méthode”, intervention dans le cadre du séminaire “Photographie et événement. Les représentations photographiques de l’actualité”, dirigé par Vincent Lavoie, université de Québec à Montréal, février 2006.
  • “Substitution et opacité. Les Signorelli de Marin et Freud”, communication dans le cadre de la journée d’études Autour de l’oeuvre de Louis Marin, université de la Sorbonne, janvier 2006.
  • “Photography: The Question of Meaning”, intervention dans le cadre du séminaire “Photographic Materials”, Ryerson University, Toronto, octobre 2005.
  • “Photography Without Science: Gustave Le Bon’s Physics, 1896-1906″, communication dans le cadre du colloque Dark Rooms. Photography and Invisibility, Princeton University, octobre 2005.
  • “Photographie et temporalité. Histoire culturelle du temps de pose”, communication dans le cadre des journées d’études Traditions et temporalités des images, INHA, mai 2005.
  • “Photographie, phonographie : la curiosité fait histoire”, intervention dans le cadre du séminaire “Histoire du disque”, dirigé par Ludovic Tournès et Pascal Cordereix, Bibliothèque nationale de France, mars 2005.
  • “Les sociétés photographiques, ou le progrès source de l’histoire”, communication dans le cadre de la journée d’études La Société française de photographie, une collection, une culture, Bibliothèque nationale de France, décembre 2004.
  • “Le style de l’actualité. Les résistances à l’essor du reportage photographique dans l’entre-deux guerres”, communication dans le cadre du colloque Culture de masse et culture médiatique en Europe et dans les Amériques, 1860-1940, université de Lausanne, septembre 2004.
  • “François Arago, inventeur du photographique”, communication dans le cadre du colloque Les Arago, acteurs de leur temps, Perpignan, novembre 2003.
  • “Avant l’histoire. Le récit de la photographie”, communication dans le cadre du colloque Photographie, les nouveaux enjeux de l’histoire, musée d’Orsay, novembre 2003.
  • “Le jouet inséparable. L’invention du passé photographique”, intervention dans le cadre du séminaire “Temporalités de l’art”, Cehta/EHESS, décembre 2002.
  • “Ecologie de la compétition. La rivalité franco-anglaise et l’institution de la photographie (1839-1855)”, communication dans le cadre du colloque Fotografie und Nation, Warburg Haus, université de Hambourg, décembre 2002.
  • “Un petit brin de paille ou la naissance du photographique”, intervention dans le cadre du séminaire “Imagines”, université Bordeaux III, novembre 2002.
  • “L’émergence de la photographie : une économie expérimentale”, communication dans le cadre du congrès Auf der Grenze, Aix-la-Chapelle, septembre 2002.
  • “La photographie ou le pittoresque industriel”, communication dans le cadre du colloque Les images de l’industrie, de 1850 à nos jours, CNRS/Paris I, ministère de l’Economie et des Finances, juin 2001.
  • “Figures des limites. La représentation de l’animal dans les débuts de la photographie”, communication dans le cadre de la journée d’études Art et animalité, Paris X, Museum d’histoire naturelle, janvier 2001.
  • “The Name of Photography. The Reception of the Work of W. H. F. Talbot in France”, communication dans le cadre du colloque Re-tracing the Image : The Emergence of Photography in the 19th Century, National Museum of Photography, Film & Television, Bradford, juin 2000.
  • “L’astronome et l’origine. Fonder la photographie”, intervention dans le cadre du séminaire “Littérature et photographie”, dirigé par Jérôme Thélot, université Paris XII, juin 2000.
  • “La photographie, laboratoire d’une histoire de la modernité”, communication inaugurale dans le cadre du colloque Revisiter l’histoire de la photographie, Primavera Fotografica, Centre d’art Santa Monica, Barcelone, mai 2000.
  • “L’esthétique documentaire et l’invention de l’histoire de la photographie”, communication dans le cadre des journées d’études Art-Document, université de Provence, Aix-en-Provence, mai 2000.
  • “Refigurations du corps. Albert Londe et l’instantané photographique”, intervention dans le cadre du séminaire “Histoires et idéologies de l’art contemporain”, dirigé par Éric Michaud, EHESS, février 2000.
  • “Entre métaphore et utopie. Les usages du modèle photographique”, intervention dans le cadre du séminaire de photographie, dirigé par Claude Frontisi, ENS-Ulm, décembre 1999.
  • “Mythologie de l’expérience. Les représentations politiques en Allemagne nazie”, communication dans le cadre de la journée d’études Création artistique et architecturale et conflits historiques dans l’Europe du Nord, université Lille III, décembre 1999.
  • “L’instant de vérité. Vitesse de la photographie”, communication dans le cadre du colloque Auge und Apparatur. Die Wahrnehmung der Photographie, université de Konstanz, octobre 1999.
  • “L’objet-temps de la photographie”, intervention dans le cadre du séminaire “Esthétique et histoire de l’art”, dirigé par D. Cohn et N. Laneyrie-Dagen, ENS-Ulm, avril 1999.
  • “Le spectacle du sport et l’essor de l’illustration photographique”, communication dans le cadre du colloque Montrer le sport, INSEP, mars 1999.
  • “Pouvoirs de l’image photographique. Albert Londe et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière”, conférence dans le cadre du séminaire “Culture artistique et imprimerie” dirigé par Rémi Labrusse, université Lyon II, mars 1999.
  • “Photographie et culture de masse”, intervention dans le cadre du séminaire “Histoire culturelle de la France contemporaine”, dirigé par Jean-Pierre Rioux et Jean-François Sirinelli, Institut d’études politiques, février 1999.
  • “La rétine du savant”, communication dans le cadre du colloque The Organization of Visibility. Photography in Science, Technology and Art around 1900, Max-Planck Institut, Berlin, janvier 1999.
  • “Das gute und das schlechte Bild. Das Konzept der Authentizität und die Photographie”, communication dans le cadre du colloque Irreproductibilités, école des Beaux-Arts de Kiel, novembre 1998.
  • “Le rhinocéros de Gombrich”, communication dans le cadre du colloque Peut-on apprendre à voir ?, École nat. sup. des Beaux-Arts, juin 1998.
  • “Walter Benjamin, l’histoire et la photographie”, intervention dans le cadre du séminaire “Art et Société”, dirigé par Laurence Bertrand-Dorléac et Anthony Rowley, Institut d’études Politiques, décembre 1997.
  • “L’édition critique de la Petite histoire de la photographie de Walter Benjamin”, communication dans le cadre du colloque Philosophie de la photographie, université libre de Bruxelles, avril 1997.
  • “Photographie et abstraction : les photogrammes de Moholy-Nagy”, intervention dans le cadre du séminaire “Histoire/théorie de l’art”, dirigé par H. Damisch, EHESS, janvier 1996.
  • “Rhétorique des représentations contemporaines”, intervention dans le cadre du séminaire “Histoire et représentations. Images du XXe siècle”, dirigé par C. Delage, IHTP, janvier 1992.
  • “Un monument simultané : les autoroutes du IIIe Reich”, communication dans le cadre du colloque Architecture et régimes totalitaires, Centre Georges Pompidou, juin 1989.
  • “La légende de la publicité”, communication dans le cadre du colloque Le Monde des images, les territoires de la photographie, Paris Audiovisuel/Paris VIII, Institut de France, novembre 1988.
  • “L’histoire du théâtre en question”, communication dans le cadre du colloque Opéra-Théâtre, une mémoire imaginaire, Cerisy-la-Salle, août-septembre 1988.
  • “La couleur de l’utopie : photographie et peinture officielle du IIIe Reich”, communication dans le cadre du colloque Totalitarisme et résistance au totalitarisme dans les arts plastiques, Centre d’Histoire de l’Europe du XXe siècle, Institut d’études Politiques, mai 1988.

Conférences et interventions

  • “La photographie numérique et la parenthèse du film”, conférence, Musée suisse de l’appareil photographique, Vevey, avril 2008.
  • “Internet donne la parole aux images”, conférence dans le cadre de la “Nuit 68″, Le Lieu unique, Nantes, mars 2008.
  • “Ecrire avec des images”, intervention dans le cadre de la rencontre “Ecrire avec internet : paradoxes, mutations, vertiges”, Paris, janvier 2008.
  • L’Art de la photographie: présentation“, avec Michel Poivert, entretien dans le cadre du cycle de conférences de la Société française de photographie, Paris, MEP, novembre 2007.
  • “Le journalisme citoyen à l’épreuve des images”, conférence, La Filature, Mulhouse, juin 2007.
  • “Enseigner la photographie: un état des lieux”, intervention dans le cadre du cycle dirigé par Sam Stourdzé, fondation Henri Cartier-Bresson, mars 2007.
  • “L’archive et le portrait. Les fonds photographiques de l’IMEC”, cycle de conférences de la Société française de photographie, Maison européenne de la photographie, février 2007.
  • “Nouveaux usages de la photographie”, intervention dans le cadre du séminaire “Culture 2.0″, Ministère de la Culture, Paris, novembre 2006.
  • “Images de guerre, guerre des images”, conférence, Maison de la photographie, Grenoble, octobre 2006.
  • “La photographie au temps du numérique”, participation au débat dans le cadre des manifestations de l’anniversaire Vu’, 20 ans, Maison européenne de la photographie, Paris, mars 2006.
  • “La fin d’un monde. Marey et la faillite du visible”, séminaire, Centre Allemand d’histoire de l’art, Paris, mars 2006.
  • “How Franco-American Rivalry Powered the History of Photography”, intervention dans le cadre de la réception en l’honneur de John Szarkowski, 94e congrès du College Art Association, Boston, février 2006.
  • “Abou Ghraib, des images arrachées au désastre. Pouvoirs de la transmission en régime numérique”, communication dans la cadre du colloque Photographie, prison, pouvoir: Politiques de l’image carcérale, musée du Louvre, novembre 2005.
  • “Quand la photographie invente la réalité”, intervention dans le cadre de l’exposition Doisneau chez les Joliot-Curie, CNAM, septembre 2005.
  • “La vérité est ailleurs. L’image à l’ère du soupçon”, “Le documentaire et moi”, interventions à l’Ecole des beaux-arts de Lyon, mars 2005.
  • “Les usages de la photographie. Les images de l’actualité face au soupçon”, conférence dans le cadre du cycle “L’œil, du savoir à l’interprétation”, espace Mendès-France, Poitiers, février 2005.
  • “Du futur au passé. La photographie et les temporalités de l’enregistrement”, conférence, université Rennes II-Haute Bretagne, janvier 2004.
  • “Figures du discours, mise en récit de la photographie”, conférence dans le cadre de l’atelier de formation à la recherche en sciences sociales, université de Sofia, décembre 2003.
  • “H.C.B. ou l’anachronique autorité de la photographie”, intervention dans le cadre du colloque Henri Cartier-Bresson, Bibliothèque nationale de France, mai 2003.
  • “La matérialité des images”, intervention dans le cadre de la journée d’études Archives, images et histoire des techniques, Cité des sciences et de l’industrie, mars 2003.
  • “La photographie, archive de ses lectures”, intervention dans le cadre des journées d’études Archives et sciences sociales, EHESS, juin 2002.
  • “Les restes de l’art. Usages scientifiques du portrait photographique au XIXe s.”, intervention dans le cadre du séminaire “Ethnophotographie, anthropologie et littérature”, dirigé par Jean Malaurie, EHESS, avril 2002.
  • “Voir le temps. Physique de l’obturateur vers 1900″, conférence dans le cadre du cycle dirigé par Marc Ferro, AREHESS, février 2002.
  • “H. B. ou la distinction”, intervention dans le cadre du colloque Hippolyte Bayard, Société historique de Breteuil, novembre 2001.
  • “L’image et le discours : la construction symbolique de l’invention de la photographie”, conférence, musée Picasso, Antibes, mars 2001.
  • “Le lieu vide. Théories de la photographie”, conférence dans le cadre du cycle “Histoire de l’image”, Ecal, Lausanne, mars 2000.
  • “L’instantané et l’imaginaire photographique”, conférence inaugurale dans le cadre du cycle “La photographie du XIXe siècle”, université Paul Valéry, Montpellier, février 2000.
  • “La légende du cheval au galop”, conférence dans le cadre du cycle “Études photographiques”, Maison européenne de la photographie, avril 1999.
  • “Lapsus mélancoliques. Walter Benjamin et la photographie”, conférence dans le cadre du cycle “Questions de photographie”, SFP/Paris VIII, juin 1996.
  • “L’image des amateurs”, conférence dans le cadre du cycle “La mémoire photographique”, dirigé par Bernard Marbot et Michel Poivert, Bibliothèque nationale de France, avril 1996.
  • “Du théâtre ou du vol : morales de la photographie”, conférence dans le cadre du cycle “Histoire de la photographie”, musée d’Art contemporain de Montréal, février 1994.
  • “Oublier la technique : le Kodak ou la démocratisation de l’automate”, conférence, université d’Ottawa, avril 1991.

Commissariat d’exposition

  • Membre du comité scientifique de l’exposition “Doisneau chez les Joliot-Curie. Un photographe au pays des physiciens” (commissariat général : Daniel Thoulouze), Conservatoire national des arts et métiers, Paris, mai-septembre 2005 (cat.).
  • Membre du comité consultatif de l’exposition “L’utopie photographique” (commissaires : Michel Poivert, Carole Troufléau), Société française de photographie/Maison européenne de la photographie, Paris, New-York novembre 2004-février 2005 (cat.).
  • Commissaire, avec Robert Frank et Laurent Gervereau, de l’exposition “Voir, ne pas voir la guerre”, Musée d’histoire contemporaine, Paris, mars-mai 2001 (cat.).
  • Commissaire de la section “Le temps et la photographie”, exposition “Le temps, vite !” (commissariat général : Daniel Soutif), Centre Georges Pompidou, Paris, Rome, Barcelone, janvier 2000-février 2001 (cat.).
  • Commissaire de l’exposition “Albert Londe”, Mission du patrimoine photographique/Société française de photographie, Hôtel de Sully, Paris, avril-juin 1999; Foundation for Photography, Amsterdam, septembre-novembre 1999 (cat.).
  • Commissaire, avec Sylvie Aubenas, de l’exposition “La Révolution de la photographie instantanée, 1880-1900″, Bibliothèque nationale de France, Paris, octobre 1996-janvier 1997 (cat.).

portraitClément Chéroux est conservateur pour la photographie au Centre Pompidou (Mnam-CCI). Il a été visiting research fellow à l’université de Princeton puis pensionnaire à l’Académie de France à Rome. Il a enseigné à l’université de Paris I, Paris VIII et à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles et à l’université de Lausanne. Spécialiste de la photographie amateur de la fin du XIXe siècle, à laquelle il a consacré sa thèse, il a notamment publié Fautographie, petite histoire de l’erreur photographique (2003). Il a dirigé et codirigé les catalogues des expositions Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis, 1933-1999 (2001) et Le Troisième oeil. La photographie et l’occulte (2004), dont il était également commissaire. Rédacteur en chef adjoint de la revue Études photographiques, il est conseiller scientifique du Musée Nicéphore-Niépce de Châlon-sur-Saone et membre du conseil d’administration de la Société française de photographie.

Travaux / séminaires / contact

Séminaires de master

Séminaires de recherche

Ateliers

Diplôme de l’EHESS
  • Laurent NEYSSENSAS, “Pratiques de la photographie funéraire”.
Master
  • Sarah BERTRAND, “Les vidéos en ligne de la campagne présidentielle française”.
  • Rémy BESSON, “La genèse de Shoah (Claude Lanzmann)”.
  • Fanny LAUTISSIER, “Les archives photographiques face aux enjeux de la transition numérique”.
  • Jonathan LENNUYEUX, “L’Amérique de Terrence Malick”.
  • Julien SOULOUMIAC, “Exercice de l’utopie. Les premiers projets de photographie de petit format, 1860-1870″.
Doctorat
  • Estelle BLASCHKE, “Pratiques et théories du patrimoine dans les agences photographiques”.
  • Marie-Eve BOUILLON, “La formation des stéréotypes du tourisme en photographie, 1870-1914″.
  • Rémi DOUINE (ENST), “Mesure de l’audience des vidéos politiques sur internet”.
  • Frédéric FOUBERT, “Cinéma, temps, identité: héritage des grands récits hollywoodiens de 1945 à nos jours”.
  • Stéphane FÜZESSÉRY, “Métropole, Modernité et expérience vécue. Berlin au regard du cinéma documentaire allemand, 1895-1945″.
  • Thierry GERVAIS, “Photographie et illustration, 1844-1914″.
  • Paolo GRASSO, “La question du cinéma social”.
  • Céline GUENOT, “La Film Library du Musée d’Art Moderne de New York et la Cinémathèque française, essai d’histoire croisée, 1930-1960″.
  • Audrey LEBLANC, “Rôle des images dans la construction du récit de l’histoire. Chili, Argentine, 1970-2006″.
  • Mathilde LEDUC-GRIMALDI, “Iconographie, photographies et imaginaire des explorations et expéditions en Afrique équatoriale, 1860-1914″.
  • Jeanne MERCIER, “L’élaboration d’un contexte culturel photographique en Afrique. Le cas malien”.
  • Julien NEUTRES, “Rome, une ville ouverte au cinéma, entre vision mythologique et géographie sociale, 1945-1970″.
  • Lucia ULANOVSKY, “Analyse comparée de la photographie de presse et de la photographie amateur dans l’Argentine des années 1970-1980″.
Post-doctorat
  • Christian JOSCHKE (EHESS), “Aux origines des usages sociaux de la photographie”.
  • Paul-Louis ROUBERT (SFP), “Les nouveaux primitifs”.

Colloque international, dirigé par André Gunthert et Thierry Gervais
Organisé par le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic/Cehta) et la revue Etudes photographiques
Les 20-21 octobre 2006, EHESS, amphithéâtre, 105, bd Raspail, 75006 Paris

Argument: Les usages de la photographie dans la presse et l’édition ont toujours réclamé le bénéfice des qualités d’authenticité et d’immédiateté de l’enregistrement. Peu d’images font pourtant l’objet d’autant de médiations que celles prises dans la trame des pratiques éditoriales. De l’invention du récit de l’actualité aux contraintes de la mise en page, des nécessités économiques aux pouvoirs de l’esthétique, ce colloque interrogera les interactions complexes de l’illustration. Un état des lieux d’un des domaines les plus vivants de la recherche en études visuelles, qui vise à esquisser les points de repère d’une nouvelle histoire.

Vendredi 20 octobre, “La conquête de l’illustration”

Présidence: Pascal Ory (université Paris 1)

9 h – Introduction.
9 h 30 – Stephen Bann (University of Bristol), “Fac-simile et reproduction gravée de l’image dans la presse illustrée des années 1830″.

On sait que le Magasin pittoresque publia dès 1839 les détails pratiques pour refaire l’appareil de Daguerre, en attendant ‘le moyen de convertir les épreuves du Daguerréotype en planches gravées’. Pourtant cette revue de grande diffusion avait cherché depuis 1833 à perfectionner le moyen le plus traditionnel de reproduire les images, voire la gravure de bois. Cette technique, ressuscitée en France par l’intermédiaire de graveurs anglais, gardait toujours comme modèle la ‘haute gravure’ de reproduction, dite ‘à l’eau douce’, pour laquelle l’image était une ‘imitation’ par des moyens graphiques propres. Or, il fallait prendre en compte à partir des années 1820 du prestige d’un tout autre concept de reproduction, le ‘fac-simile’. Dans son essai ‘De l’Imitation’, Quatremère de Quincy avait dénoncé ce procédé qui donnait selon lui ‘des empreintes’ au lieu de ‘la véritable imitation’. Appliqué par exemple à la reproduction de dessins par la lithographie, ou autrement à celle des documents historiques, le fac-simile n’utilisa pas apparemment de codage graphique, et il visa à une transmission directe et non médiatisée. Dans la presse illustrée et l’edition des années 1830, il prit une place de plus en plus importante en assumant la transmission des grandes thématiques de l’époque romantique – comme le fantastique et l’histoire.

Stephen Bann est professeur de l’histoire de l’art à l’université de Bristol (GB), et Fellow du British Academy. En 2001 il publia Parallel Lines: Printmakers, Painters and Photographers in Nineteenth-Century France. Il prépare un symposium sur l’art et les albums photographiques au XIXe qui aura lieu à la National Galleryu of Art de Washington en Printemps 2007.

10 h - Pierre-Lin Renié (musée Goupil), “Nouvelles technologies, nouveaux acteurs, nouveaux réseaux: vers une diffusion globale des images (1850-1880)”.

Au cours des années 1850-1880, la production d’images atteint un niveau industriel. Les inventions successives de la lithographie et de la photographie bouleversent les circuits de distribution. Un réseau informel d’éditeurs et de marchands internationaux s’organise afin d’écouler les flots d’images sortis des ateliers. L’antagonisme bien réel entre estampe (« traditionnelle » et « artistique ») et photographie (« moderne » et « mécanique ») cesse d’être pertinent lorsqu’il s’agit de diffusion. Durant ces trois décennies, les images empruntent un vaste réseau de distribution indifférencié. Un même projet peut rassembler des personnes issues de milieux présumés antagonistes, ou dont on penserait simplement qu’elles s’ignorent – ainsi pour l’édition des photographies de la guerre de Crimée de Roger Fenton. De grands studios bénéficient d’une distribution mondiale : Bonfils, implanté à Beyrouth, passe un contrat en 1872 avec un diffuseur américain. Particulièrement riche, cette période de construction donne lieu à des expérimentations en tous genres, où les hiérarchies établies sont remises en jeu. Dans les années 1880, progrès techniques aidant, les valeurs sont redistribuées et les secteurs s’individualisent à nouveau. Tiraillées entre expérience et rationalisation, ces trois décennies d’organisation du marché mondial restent un moment fondateur de l’histoire contemporaine des images.

Pierre-Lin Renié est attaché de conservation au musée Goupil (Ville de Bordeaux), lequel est consacré à l’édition d’art au XIXe siècle. Depuis 1992, il a organisé une quinzaine d’expositions et supervisé leurs catalogues, dont Le Musée des rieurs. Caricatures et scènes de mœurs au XIXe siècle (2007), Une image sur un mur. Images et décoration intérieure au XIXe siècle (2005) et Gérôme & Goupil : art et entreprise (2000). Il a publié de nombreux articles, principalement sur la reproduction des œuvres d’art et la diffusion de masse des images par l’imprimerie, depuis l’apparition de la photographie. Plus récemment, il a écrit sur l’art contemporain, un de ses autres champs d’intérêt. Lauréat de bourses de recherche au Metropolitan Museum of Art (New York, 2004) et au Clark Art Institute (Williamstown, Massachusetts, 2002), il s’est en particulier intéressé lors de ces séjours à l’histoire de l’édition photographique.

10 h 30 - Tom Gretton (University College London), “Le statut subalterne de la photographie dans les hebdomadaires illustrés à Londres et à Paris 1885-1910: la présentation différentielle des images éditoriales (dessins et aquarelles) et des photographies.”

Basé sur l’étude de deux journaux illustrés de Londres (Illustrated London News et The Graphic, et deux d’origine parisienne (L’Illustration et le Monde illustré) cette contribution examine l’introduction et triomphe de la trame dans ces publications prestigieuses, ainsi que le succès limité du cliché-trait et la résistance et éclipse finale de la gravure sur bois de bout. La montée inexorable le la trame comme technologie reproductive fut accompagné par une histoire beaucoup plus complexe et nuancée quant à la reproduction des photographies de personnes, objets et sites. Dans les deux métropoles, une fois passés les moments confuses de l’introduction le la nouvelle technologie reproductive, la trame fut utilisée dans les quatre journaux différentiellement pour les images éditoriales et pour les photographies. Les dessins et aquarelles éditoriales occupaient souvent les demi pages, les pages ou les ‘centrefolds’, tandis qu’aux photographies on octroyait les quarts ou les seizièmes de page. En 1910, les images éditoriales du Graphic avaient en moyen huit fois le superficie de ses photographies. Celles de l’ILN avaient presque quatre fois, celles de L’illustration à peu près deux fois, et mêmes celles du Monde illustré une fois et demi.

Tom Gretton is Senior lecturer and Head of Department in the department of Art History at University College London. He is currently researching in several areas. His major research projects are in two principle areas: ‘popular prints’ in Mexico in the generation before the outbreak of the 1910-1917 revolution in Mexico, particularly the work of J. G. Posada; and the development of general interest weekly illustrated periodicals intended for a bourgeois readership in Europe in the second half of the nineteenth century. He also works on aspects of art after the fall of Napoleon, particularly on the impact of the introduction of Lithography.

11 h - Thierry Gervais (EHESS), “Le magazine moderne: une histoire graphique. Usages de la photographie dans La Vie au grand air (1898-1914)”.

Au début du xxe siècle, l’usage de la photographie et de la similigravure devient massif dans la presse illustrée française. Si L’Illustration attend 1904 pour adopter ce tandem, il est, dès 1898, une condition d’existence pour des hebdomadaires comme La Vie illustrée ou La Vie au grand air qui cherchent à toucher un public élargi. Créé par Pierre Lafitte, l’hebdomadaire La Vie au grand air se consacre à l’actualité sportive dont il fournit une iconographie photographique abondante. Pour gérer et orchestrer les images dans chaque numéro, Pierre Lafitte nomme en 1899 Lucien Faure au poste de « directeur artistique ». Chaque page et chaque double page témoignent en image d’une information sportive, mais révèlent également un travail graphique qui renouvelle les formes traditionnelles du journal illustré. Dans la Vie au grand air, texte et image sont savamment agencés dans la page pour produire du récit et des effets spectaculaires auprès du lecteur. Au-delà de l’avènement de la photographie dans la presse illustrée, La Vie au grand air révèle le passage du journal illustré au magazine moderne.

Thierry Gervais est historien, rédacteur en chef de la revue Études photographiques. Il consacre sa thèse de doctorat à l’usage de la photographie dans la presse française avant la Première guerre mondiale (EHESS).

11 h 30 - Myriam Chermette (université de Saint-Quentin en Yvelines), “Le succès par l’image? Heurs et malheurs des politiques éditoriales de la presse quotidienne (1920-1940)”.

La presse quotidienne de l’entre-deux-guerres connaît des difficultés économiques et une difficile adaptation aux mutations qui touchent les médias. Souvent taxés d’immobilisme, ces journaux tentent pourtant de retrouver la faveur du public. Malgré la méfiance des responsables, lié à leur formation et à leur culture classique, un des moyens privilégiés pour y parvenir fut la photographie, censée séduire un public toujours plus nombreux. Plusieurs journaux se lancèrent dans cette entreprise, avec un succès variable : si Paris-Soir, titre récent dans le paysage français, semble y avoir gagné une position confortable, l’expérience fut rapidement abandonnée au Journal, organe beaucoup plus ancien qui crut trouver dans la photographie un moyen de remobiliser son lectorat émoussé. A travers ces destinées variables, et notamment l’échec du Journal, on s’interrogera sur les différences dans l’usage du média photographique – contenu, mise en page, esthétique – plus ou moins en adéquation avec les attentes et les aspirations des lecteurs vis à vis de cette nouvelle fenêtre ouverte sur le monde.

12 h – Discussion.


Vendredi 20 octobre, “Esthétisation de l’illustration”

Présidence: Arlette Farge (CNRS)

14 h 30 - Olivier Lugon (université de Lausanne), “La photographie des typographes. Allemagne, années 1920″.

Plus que les photographes, ce sont les graphistes et les typographes qui orchestrent la promotion de la Nouvelle Photographie dans l’Allemagne de la fin des années 1920 : mieux structurés et plus actifs dans les organismes culturels comme le Werkbund, ce sont eux qui permettent au médium de conquérir les revues d’art et d’architecture, eux qui organisent et mettent en forme les grandes expositions qui lui sont consacrées (Neue Wege der Fotografie en 1928, Fotografie der Gegenwart ou Film und Foto en 1929). L’avènement tant fêté de la « photographie en soi », une photographie enfin libérée du joug de la peinture, se joue ainsi sous l’emprise d’un nouvel ordre, la communication imprimée, et se soumet à ses codes – l’image assujettie au texte, la cimaise à la mise en page, la contemplation à l’efficacité didactique ou publicitaire. Loin d’être une sous-catégorie marginale de la Nouvelle Photographie, la « typophoto » peut en être considérée comme la condition générique.

Olivier Lugon est professeur d’histoire et esthétique de l’image à l’université de Lausanne (section d’histoire et esthétique du cinéma). Il a notamment publié La Photographie en Allemagne. Anthologie de textes, 1919-1939 (Nîmes, Chambon, 1997) et Le Style documentaire. D’August Sander à Walker Evans, 1920-1945 (Paris, Macula, 2002).

15 h - Gérard Monnier (université Paris 1), “La contribution des photographes à la promotion de l’esthétique contemporaine dans Beautés de la technique, nº spécial de la revue Art présent (nº 7-8, 1948)”.

Dans ce numéro de la revue dont Jacques Viénot (1893-1959) est le directeur, la place des photographes est exceptionnelle : par leur nombre (48), par leur identité (Brassaï, Doisneau, Jahan, Kollar, Schall, Seeberger, entre autres). Leur vision de photographes de l’industrie et de l’architecture inspire le traitement de l’illustration et la mise au point de la maquette ; elle s’étend aux pages publicitaires, où le traitement graphique des images, qui s’en inspire plusieurs fois, est lui-même en régression. Pour cette publication, soutenue par les pouvoirs publics et les industries nationalisées, et qui changera bientôt de nom (elle deviendra Esthétique industrielle, Art présent nouvelle série), la contribution de la photographie semble un apport stylistique de premier plan ; la communication se propose d’en analyser les éléments et de les replacer dans le contexte des débuts de la période historique de la croissance.

Gérard Monnier, professeur émérite d’histoire de l’architecture à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, a étudié “Les photographies de l’agence Perret”, dans l’Encyclopédie Perret, Editions du Patrimoine/Le Moniteur, Paris, 2002, p.173-180. Il prépare un ouvrage Architecture, Photographie, Edition, en France, en Belgique et en Suisse, à paraître aux Editions Picard, Paris.

15h30 – Pause.
16 h - Michel Poivert (université Paris 1), “Esthétisation du photojournalisme. De l’image imprimée et du monde de l’art depuis les années 1950″.

Vouée à l’impression dans la presse, la production des photojournalistes possède toutefois une histoire parallèle qui lui fait rejoindre le monde de l’art de façon accrue depuis le milieu du XXe siècle. Ce que l’on peut appeler « l’esthétisation du photojournalisme » nécessite aujourd’hui l’analyse de différents phénomènes qui permettront d’en faire un jour l’histoire. Comment et à partir de quels faits marquants la photographie de presse s’est-elle vue attribuée une valeur en dehors de son usage ? Pour répondre à cette question, on tentera de relier certains faits appartenant aussi bien à l’histoire des institutions muséales qu’à celles des expérimentations artistiques. En croisant l’activité des responsables d’institutions du Museum of Modern Art de New York, comme les choix effectuées par certaines structures en France comme la Fondation nationale de la photographie dans les années 1970, on tentera de faire apparaître certains ressorts de la valorisation culturelle d’images qui quittent la page imprimées pour venir s’accrocher aux cimaises des musées, alors même que le climat intellectuel résonne du son de la critique des médias.

Parallèlement à ces discours, il sera utile d’observer l’importance des démarches artistiques mobilisant l’image de presse. Des noms aussi célèbres que ceux de Warhol, Rauschenberg, Richter ou bien encore Wostell, montrent à quel point l’appropriation de ces images permet d’élaborer des langages plastiques innovants. L’artiste conçoit-il l’image des journaux dans sa condition d’iconographie vernaculaire (et s’inscrit-il dans la filiation de ceux – Dada et les Surréalistes – qui ont montré la voie), les détourne-t-il à des fins politique ou bien réagit-il à leur statut grandissant d’objet culturel ? Que le musée et l’artiste s’intéressent pour des raisons opposées à la photographie de presse, l’un pour célébrer les « grands documents », l’autre pour les transformer au profit de l’expérience plastique, tous les deux proposent néanmoins à l’image de presse un au-delà de son usage qui ressemble aujourd’hui à un second destin historique.

Michel Poivert est professeur en histoire de l’art contemporain/histoire de la photographie à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne et président de la Société française de photographie. Outre ses travaux d’enseignant, de chercheur et d’éditeur, il déploie une activité nourrie de commissariat dans le domaine de la photographie contemporaine. Il a notamment publié La Photographie pictorialiste en France, Bibliothèque nationale-Hoëbeke, Paris, 1992, La photographie contemporaine, Flammarion, Paris, 2002, L’Image au service de la révolution. Photographie, surréalisme, politique, Le Point du Jour, Cherbourg, 2006.

16 h 30 - Gaëlle Morel (Société française de photographie), “Esthétique de l’auteur. Les signes de la subjectivité dans les images de l’actualité”.

Caractérisé par la circulation des images, passant des pages de la presse aux murs des institutions culturelles, le photoreportage d’auteur apparaît dans les années 1970 pour connaître une véritable apogée au cours de ces dernières années. Cette production implique une esthétique particulière qui repose sur une stylisation prononcée des images : jeu sur les paramètres techniques, excès ou défauts de lumière volontaires, décadrages exacerbés, gros plans prononcés, flous de bougé, etc.

Souvent réunis dans des agences culturelles, (Magnum, Vu) ou plus récemment en collectifs (L’œil Public), quelques uns de ces photoreporters accèdent à une renommée internationale. Mais si certains s’attachent à un répertoire esthétique propre à l’auteurisme qui les inscrit dans une dynamique culturelle, d’autres aspirent à une reconnaissance artistique et tendent à modifier pour cela le mode opératoire et les qualités plastiques de leurs images. Apparaît ainsi un phénomène paradoxal où les clichés publiés dans la presse par ces photographes sont empreints de signes subjectifs visibles alors que les images qu’ils exposent se caractérisent par une forme de retrait et de distanciation. Le renversement opéré est ici essentiel et bouleverse les définitions traditionnelles : aux pages des journaux, des clichés aux marques personnelles apparentes et aux cimaises, des photographies au style sec, précis et volontairement impersonnel.

Gaëlle Morel est docteur en histoire de l’art et secrétaire générale de la Société française de photographie. Elle a récemment publié Le Photoreportage d’auteur. L’institution culturelle de la photographie en France depuis les années 1970, Paris, CNRS, 2006.

17 h – Discussion.


Samedi 21 octobre. “L’illustration à l’épreuve de l’événement”

Présidence: Eric Michaud (EHESS).

9 h 30 - Joëlle Beurier (Institut universitaire de Florence), “Le Miroir, de la tradition à la modernité. 1912-1920″.

Le Miroir naît en 1912 et propose, pour la première fois, une information hebdomadaire de qualité, exclusivement photographique. En 1920, lorsqu’il devient Le Miroir des sports, il tire à plus d’un million d’exemplaires, ayant porté à leur apogée les rapports entre photographie et événement. Entre ces deux dates, la Grande Guerre vient bouleverser tous les contextes de productions : de la censure à l’approvisionnement photographique, des attentes du lectorat à la l’exceptionnalité de l’événement, tout change. Comment l’hebdomadaire adapte-t-il sa politique de l’image à ces multiples mutations ? En s’appuyant sur tradition fortement enracinée du concours photographique, il tire profit de la pratique amateur répandue sur le front, et pose les jalons d’une information photographique moderne.

Agrégée d’histoire, Joëlle Beurier achève une thèse de doctorat sur “Les images de la Grande Guerre. La presse illustrée en France, Allemagne, Grande-Bretagne, 1914-1918″ à l’Institut Universitaire Européen de Florence. Elle a co-dirigé pour la revue Memoria e Ricerca un numéro sur Photographie et Violence. Regards sur la brutalité de la Grande Guerre à nos jours (décembre 2005).

10 h - Vincent Lavoie (Université du Québec à Montréal), “Le fardeau des mots, le choc des photos: critique de la distinction photojournalistique”.

Le grand prix du World Press Photo, l’une des plus importantes distinctions accordées dans le domaine du photojournalisme, est décerné annuellement depuis 1955 à l’auteur de l’image la plus exemplaire d’un fait d’actualité récent. Véritables icônes de l’histoire contemporaine, ces images font l’objet d’expositions annuelles présentées simultanément dans plusieurs importantes capitales du monde. Ces « chefs-d’œuvre » de l’actualité médiatique constituent des symboles de mérite et d’accomplissement artistique, des objets de récompense et de reconnaissance. De même que l’Académie et son Prix de Rome honoraient la peinture d’histoire, le World Press Photo célèbre les représentations photographiques de l’actualité. Or les rhétoriques de l’excellence et du couronnement, outre de pallier le déficit symbolique d’un photojournalisme en crise, occultent à dessein l’environnement éditorial d’origine des images lauréates. Cette communication propose d’interroger cette négation du texte et de l’imprimé comme procédure de valorisation du photojournalisme d’actualité.

Vincent Lavoie est professeur au département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal. Titulaire d’un doctorat en esthétique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, il a publié en 2001 L’instant-monument, du fait divers à l’humanitaire (Montréal, Dazibao). Commissaire général du Mois de la photo à Montréal, il propose en 2003, sous le thème Maintenant. Images du temps présent, un état des lieux sur les représentations artistiques de l’actualité historique. Il prépare actuellement un ouvrage portant sur le photojournalisme à paraître aux éditions Hazan.

10 h 30 - Matthias Tronqual (EPHE), “Quels rôles jouent les images dans les manuels scolaires?”

Depuis la fin des années 1970, l’apparition croissante des images dans les manuels scolaires d’histoire et l’intérêt grandissant des éditeurs pour leur maquette ont transformé radicalement leur contenu. Désormais, le texte de l’auteur n’est plus le seul à répondre à la mission pédagogique du manuel. Comment, dans ce contexte, la répartition des tâches s’effectue entre l’image, la maquette et le texte? Quel(s) rôle(s) les manuels scolaires attribuent-ils à l’image? A travers l’exemple des photographies de l’extermination des Juifs durant la Seconde guerre mondiale, nous essaierons de voir comment l’image, en lien avec la maquette du livre, évoque cette histoire d’une façon différente ou similaire de celle racontée par le texte. Nous tenterons en somme de voir si l’image joue un rôle spécifique par rapport au texte dans les manuels scolaires.

Matthias Tronqual prépare une thèse en sciences des religions à l’École Pratique des Hautes Études. Il étudie la représentation photographique de la Shoah dans les manuels scolaires français et américains depuis la fin des années 1970 et a réalisé un mémoire de DEA sur « la diffusion des photographies de la Shoah dans la revue L’Histoire ». Il fut reçu en 2006 au United States Holocaust Memorial Museum de Washington comme étudiant chercheur. Associé au Lhivic, M. Tronqual codirige avec Thierry Gervais un séminaire fermé à l’EHESS depuis 2004 sur l’Illustration photographique. Il fut également iconographe de presse et a travaillé pour divers maisons d’éditions.

11h - Clément Chéroux (université de Lausanne), “Déjà vu. La représentation photographique des attentats du 11 septembre 2001 à travers la presse américaine”.

À propos des images des attentats du 11 septembre 2001, nombre de commentateurs ont exprimé un sentiment de “déjà-vu”. Les photographies des nuages de fumée noire s’élevant au-dessus de Manhattan, rappèlent les images d’un autre temps, d’une autre guerre. La photographie de Thomas Franklin représentant trois pompiers hissant le drapeau américain dans les décombres du World Trade Center apparaît également – selon le témoignage du photographe lui-même – comme une citation directe de la célèbre icône de Joe Rosenthal montrant six Marines dressant le Stars and Stripes sur le sommet du Mont Suribachi, après la prise de l’île d’Iwo Jima, le 19 février 1945. À travers une analyse des journaux américains et plus spécifiquement de leurs unes, il s’agira de comprendre quel est le sens de ce recours au passé et ce qu’il traduit du rapport que la presse entretient aujourd’hui avec l’histoire.

Clément Chéroux est historien de la photographie, docteur en histoire de l’art, maître-assistant à l’université de Lausanne. Il a été visiting research fellow à l’université de Princeton puis pensionnaire à l’Académie de France à Rome et a enseigné à l’université de Paris I, Paris VIII et à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Il a publié L’Expérience photographique d’August Strindberg (1994), Fautographie, petite histoire de l’erreur photographique (2003), Fotografie und Geschichte (2004). Il a dirigé et codirigé les catalogues des expositions Mémoire des camps. Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis, 1933-1999 (2001) et Le Troisième oeil. La photographie et l’occulte (2004), dont il était également commissaire.

11h30 - André Gunthert (EHESS), “La désacralisation de l’image publique. Internet et les nouvelles conditions de l’illustration”.

La période récente a permis d’assister à la rencontre de deux technologies indépendantes: la photographie digitale et internet. Cette association imprévue a bouleversé en peu de temps le paysage de la circulation de l’information. L’analyse du cas français de l’auto-production alternative d’images d’information à l’occasion du mouvement social contre le CPE en mars 2006 permet de montrer comment cette rencontre a rebattu les cartes de la détention du pouvoir d’informer. La multiplicité des canaux et le caractère fugitif de l’édition électronique ont déplacé la frontière régissant la légitimité des contenus publics vers l’expérimentation de formes semi-privées. En substituant au modèle du journal illustré celui de l’album, l’édition électronique achève le processus historique de renversement de la subordination de l’illustration au texte.

André Gunthert est chercheur et maître de conférences en histoire visuelle à l’EHESS, où il a créé le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Fondateur et directeur de la revue Études photographiques, il a publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire des pratiques de l’image.

12h – Discussion

Les Rencontres africaines de la photographie. Bamako 2005

Auteur: Jeanne Mercier

Mémoire de master, EHESS (dir. André Gunthert, rapp. Eloi Ficquet), soutenance: juin 2006.

imageRésumé: Consacrée à la biennale de photographie de Bamako, cette étude s’appuie sur une enquête de terrain, alliant les méthodes de l’histoire immédiate et de la sociologie des arts. Outre une description complète de l’édition 2005, elle examine les questions de politique culturelle et l’impact de cette manifestation dans la structuration d’un art et d’un public. Comment s’est faite l’invention et la promotion de Bamako comme “capitale” de la photographie en Afrique, et de la photographie africaine? Cette fiction originelle, devenue non seulement crédible mais perfomative, aux yeux d’un public de professionnels et d’amateurs internationaux touche encore assez peu les citadins et leur espace public. Cette étude est particulièrement attentive aux manifestations organisées en marge du festival, qui contribuent à la participation d’un large public dans l’incorporation sociale de la photographie comme art: écoles de photographie, expositions ambulantes, galeries indépendantes. Parmi ses conclusions, on retiendra les éléments de caractérisation du post-colonialisme culturel.

Citation: Mercier, Jeanne, Les Rencontres africaines de la photographie. Bamako 2005, mémoire de master (dir. André Gunthert), EHESS, 2006, 183 p.

Mots-clés: photographie, festival, politique culturelle, Afrique, Bamako.

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